Posted on Dec 14, 2021

Letter Calling for ICC Investigation of Duterte’s Crimes against Humanity to Proceed

This letter was delivered on November 27, 2021, via email. The English and French copies are reproduced here in full.

For PDF copies of these letters, copies of the letters sent by Canadian churches and partners, and a template letter than you can send to the ICC, please visit the Resources section below.


Karim Khan
Information and Evidence Unit
Office of the Prosecutor
Post Office Box 19519
2500 CM The Hague
The Netherlands

ICHRP-Canada calls for ICC INVESTIGATION OF Duterte’s CRIMES AGAINST HUMANITY to proceed without delay.

Dear Sir,

The International Coalition for Human Rights in the Philippines (ICHRP-Canada), expresses its extreme disappointment with the ICC decision to temporarily suspend their investigation into the alleged crime against humanity of murder in the Philippine government’s in ‘war on drugs’ at the request of the Philippine government.

The request from the Philippine government was based on two arguments:

  1. that the Philippines is conducting its own investigation of these crimes and the intervention of the ICC is not required.
  2. that in most instances the police were defending themselves while apprehending suspects and that the killings are considered just.

As is expressed in the letter sent on November 25 by Mr. Peter Murphy, Chairperson of ICHRP Global who respectfully submit that the investigation should re-commence as soon as possible:

“These two arguments had already been put repeatedly to the Office of the Prosecutor prior to your predecessor’s June 2021 recommendation for the investigation, and the September 15, 2021, authorisation of the investigation by the Pre-Trial Chamber I. They cannot be persuasive.”

Contrary to the Philippine government’s deferral request, its domestic mechanisms are ineffective and are failing to hold perpetrators of human rights violators in the drug war accountable. The credible evidence by the ICC Prosecutor and the findings of the First and Second Reports of the Independent International Commission of Investigation into Human Rights Violations in the Philippines (Investigate PH), identify the lack of impartiality and fully functioning judiciary. The second report of Investigate PH on the three wars showed how the courts had been used to support police actions through issuing bogus warrants in both the War on Dissent and the War on Drugs.

The claim that the country’s domestic institutions and mechanisms of accountability are “fully functional” and the commitment of the government to accountability is not supported by evidence of actions, is a clear attempt to block justice and accountability by the Philippine Government. The Department of Justice is investigating a mere 52 cases out of thousands and Rodrigo Duterte and the other respondents in the ICC process are not the subjects of these investigations. Moreover, the Administrative Order No. 35’s task force on extrajudicial killings has made very little progress in stopping the killings of activists, human rights defenders and journalists.

The Duterte regime has effectively weaponized the courts in its whole of nation approach to quell dissent and support heavy-handed police and military action against the Filipino people. The prosecutor and the Investigate PH concluded that there are no domestic remedies available to the people of the Philippines, and the deaths of tens of thousands of Filipinos under Duterte are no accident; it is state policy.

ICHRP-Canada strongly urges that the ICC reviews its suspension decision and continues its “investigation into any alleged crime within the jurisdiction of the Court, including but not limited to the crime against humanity of murder, committed in the Philippines between November 1, 2011, and March 16, 2019, in the context of the so-called ‘war on drugs campaign” and collect evidence and build the case against the Duterte’s government of crimes against humanity. The ICC needs to give a voice and give access to justice to the victims of this tyrannical regime.

In Peace and Solidarity

Patricia Lisson, (Rev.)
Chairperson of ICHRP-Canada

Cc: The Right Honourable Justine Trudeau, Prime Minister
Mélanie Joly, Minister of Foreign Affairs
Claude DeBellefeuile, Whip of the Bloc Québécois, MP
Heather McPherson, Deputy Whip of the New Democratic Party, MP
Alexis Brunelle-Duceppe, Bloc Québécois, MP
Mr. Lundy, Global Affairs Canada


Karim Khan
Information and Evidence Unit
Office of the Prosecutor
Post Office Box 19519
2500 CM The Hague
The Netherlands

ICHRP-Canada demande que l’ENQUÊTE DE LA COUR PÉNALE INTERNATIONALE (CPI) SUR LES CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ du gouvernement Duterte se poursuive sans délai.

Cher Monsieur,

La Coalition internationale pour les droits de la personne aux Philippines (ICHRP-Canada), exprime son extrême déception face à la décision de la CPI de suspendre temporairement son enquête sur les crimes contre l’humanité commis par le gouvernement philippin dans la « guerre contre la drogue » à la demande de gouvernement des Philippines.

La demande du gouvernement philippin reposait sur deux arguments :

  1. que les Philippines mènent leur propre enquête sur ces crimes et que l’intervention de la CPI n’est pas requise.
  2. que dans la plupart des cas, la police se défendait tout en appréhendant les suspects et que les meurtres étaient considérés comme justes.

Comme il est exprimé dans la lettre qui vous est adressée et envoyée le 25 novembre par M. Peter Murphy, président d’ICHRP Global, qui soumet respectueusement que l’enquête devrait reprendre dès que possible, puisque :

Ces deux arguments avaient déjà été présentés à plusieurs reprises au Bureau du Procureur avant la recommandation d’enquête de juin 2021 de votre prédécesseur, et le 15 septembre 2021, autorisation de l’enquête par la Chambre préliminaire I. Ils ne sauraient être convaincants.

L’affirmation selon laquelle les institutions nationales et les mécanismes de responsabilisation du pays sont « pleinement fonctionnels » n’est nullement étayée par des preuves, ce qui constitue une manœuvre visant à bloquer bloquer la justice internationale et un dénie de la responsabilité du gouvernement philippin. Le ministère de la Justice des Philippines n’enquête que sur 52 cas sur plusieurs milliers identifiés et Rodrigo Duterte et son équipe échappent au processus de la CPI n’étant sont pas les sujets des enquêtes. De plus, le groupe de travail de l’ordonnance administrative n° 35 sur les exécutions extrajudiciaires n’a fait que très peu de progrès ce qui n’a pas permis de mettre un terme aux assassinats de militants, de défenseurs des droits humains et de journalistes.

Contrairement à l’argumentaire de report du gouvernement philippin, force nous est de constater que les mécanismes nationaux philippins sont inefficaces et ne parviennent pas à responsabiliser les auteurs des violations des droits de la personne dans la guerre contre la drogue du gouvernement Duterte. Les preuves crédibles du procureur de la CPI et les conclusions des premier et deuxième rapports de la Commission internationale indépendante d’enquête sur les violations des droits de l’homme aux Philippines (Investigate PH), identifient clairement le manque d’impartialité du système judiciaire philippin et le système d’impunité. Le deuxième rapport d’Investigate PH sur les trois guerres a démontré de façon méthodologique que les tribunaux avaient été utilisés pour soutenir les actions de la police en émettant de faux mandats à la fois dans la guerre contre la dissidence et la guerre contre la drogue.

Le régime de Duterte a efficacement armé les tribunaux dans son approche nationale pour réprimer la dissidence et soutenir les actions policières et militaires musclées contre le peuple philippin. Le procureur et l’enquête PH ont conclu qu’il n’y avait pas de recours internes disponibles pour le peuple philippin et que la mort de dizaines de milliers de Philippins sous Duterte n’était pas accidentelle ; c’est la politique systémique de l’État.

ICHRP-Canada exhorte la CPI à revoir sa décision de suspension et à poursuivre son « enquête sur tout crime présumé relevant de la compétence de la Cour, y compris, mais sans s’y limiter, le crimes contre l’humanité commis aux Philippines entre le 1er novembre 2011 et le 16 mars 2019, dans le cadre de la soi-disant « campagne de guerre contre la drogue » et à continuer son travail afin de recueillir des preuves et poursuivre la confection du dossier contre le gouvernement de Duterte pour crimes contre l’humanité. La CPI doit donner une voix et donner accès à la justice aux victimes de ce régime tyrannique.

Merci de nous répondre.

Paix, courage et Solidarité!

Patricia Lisson, (Rev.)
Chair, ICHRP – Canada

Cc: The Right Honourable Justine Trudeau, Prime Minister
Mélanie Joly, Minister of Foreign Affairs
Claude DeBellefeuile, Whip of the Bloc Québécois, MP
Heather McPherson, Deputy Whip of the New Democratic Party, MP
Alexis Brunelle-Duceppe, Bloc Québécois, MP
Mr. Lundy, Global Affairs Canada


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