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People’s Sona solidarity Statement

On the 2025 State of the Nation Address (SONA)
of President Ferdinand R. Marcos Jr.

July 2025

The International Coalition for Human Rights in the Philippines (ICHRP Canada) stands in solidarity with the Filipino people as they confront the stark realities behind the polished rhetoric of President Ferdinand Marcos Jr.’s 2025 State of the Nation Address (SONA). Halfway into his term, the President has failed to deliver on his promises to address the economic and social crises affecting millions of Filipinos, while presiding over an administration marked by deepening impunity, militarization, and the erosion of space for free democratic participation.

President Marcos Jr. has repeatedly invoked peace and development, yet his administration has upheld a political and legal framework that  criminalizes dissent. Under the guise of fighting crime and ensuring national security, state forces have intensified harassment, red-tagging, arbitrary arrests, and the surveillance of human rights defenders, labour organizers, journalists, church workers and Indigenous communities. The continuing detention of political prisoners and the weaponization of the Anti-Terrorism Act to hold critics without charge or trial expose the regime’s blatant disregard for justice and human rights.

Marcos’ so-called reforms in the justice sector serve primarily to consolidate political control and whitewash state abuses, rather than to provide genuine accountability for victims of extrajudicial killings, enforced disappearances, or illegal arrests. Justice remains elusive for victims of state violence, from the bloody legacy of Duterte’s “War on Drugs” to the killings of activists and community leaders under Marcos’ own watch. Despite claims of good-faith reform, the Marcos government benefits from a system of de jure impunity through Anti-Terror legislation that breaches due process, and de facto impunity through state campaigns of red-tagging and armed harassment. If the government is serious about upholding justice, it must fully cooperate with the International Criminal Court (ICC) investigation to ensure accountability and redress for victims and their families. Anything less only deepens the culture of impunity.

ICHRP Canada strongly opposes the bilateral military agreement between Canada and the Philippines, including the Canadian Visiting Forces Agreement (VFA). This agreement effectively embeds Canada into the Philippines’ militarized domestic agenda, with Canadian troops training alongside the US and Philippine military, both accused of rights violations. The VFA promotes militarization in Indigenous territories, rural communities, and urban poor areas, communities already living under siege due to counterinsurgency campaigns that routinely disrespect the distinction  between civilian and combatant. War gaming exercises like the Balikatan training in May, forced island fishers off their land and leave them without food

This militaristic partnership is further buttressed by economic and trade agreements that privilege Canadian mining, energy, and agricultural corporations at the expense of Filipino sovereignty and environmental justice. The collusion of trade liberalization and military agreements ensures that exploitative economic projects are protected by the threat of armed violence, not free democratic consent. Canada cannot be a principled party in this conflict while benefiting economically from counterinsurgency and the suppression of dissent from those affected.

In this context, ICHRP Canada vehemently opposes any official invitation or diplomatic welcome to Canadian Prime Minister Mark Carney to engage with the son of the dictator, Marcos Jr., especially without clear demands for democratic accountability and human rights protections. Such invitations whitewash the regime’s abuses and make Canada complicit in the ongoing repression of the Filipino people. They also represent a shirking of Canada’s own commitments, especially the Voices at Risk guidelines for protecting human rights activists.

ICHRP Canada joins the growing global outcry as UN Special Rapporteurs continue to raise alarm over the Philippines’ criminalization of human rights work. Their findings highlight a dangerous precedent: where human rights advocacy is equated with terrorism, and state accountability is replaced with coercion and surveillance. The chilling effect on civic space is undeniable, and the international community must not remain silent.

We reiterate our call to Canadian policymakers, civil society organizations, churches, and trade unions to stand with the Filipino people in their fight for genuine democracy, just peace, and national sovereignty. We urge Canada to end its military and economic complicity with the Marcos Jr’s regime and to stand for human rights and international humanitarian law.

ICHRP Canada
International Coalition for Human Rights in the Philippines – Canada Chapter
July 28, 2025

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Déclaration de solidarité de l’ICHRP Canada 

Sur le discours sur l’état de la nation de 2025 (SONA) 
du président Ferdinand R. Marcos Jr.

Juillet 2025

La Coalition internationale pour les droits de l’homme aux Philippines (ICHRP Canada) est solidaire du peuple philippin qui fait face aux dures réalités qui se cachent derrière la rhétorique polie du discours sur l’état de la nation 2025 du président Ferdinand Marcos Jr. À mi-mandat, le président n’a pas tenu ses promesses de résoudre les crises économiques et sociales qui touchent des millions de Philippins, tout en présidant une administration marquée par l’aggravation de l’impunité, la militarisation et l’érosion de l’espace de libre participation démocratique.

Le président Marcos Jr. a invoqué à plusieurs reprises la paix et le développement, mais son administration a maintenu un cadre politique et juridique qui criminalise la dissidence. Sous prétexte de lutter contre la criminalité et d’assurer la sécurité nationale, les forces de l’État ont intensifié le harcèlement, les arrestations arbitraires et la surveillance des défenseurs des droits de l’homme, des syndicalistes, des journalistes, des membres des églises et des communautés indigènes. Le maintien en détention de prisonniers politiques et l’utilisation de la loi antiterroriste pour détenir des opposants sans inculpation ni jugement témoignent du mépris flagrant du régime pour la justice et les droits de l’homme.

Les soi-disant réformes de Marcos dans le secteur de la justice servent principalement à consolider le contrôle politique et à blanchir les abus de l’État, plutôt qu’à rendre de véritables comptes aux victimes d’exécutions extrajudiciaires, de disparitions forcées ou d’arrestations illégales. La justice reste difficile à obtenir pour les victimes de la violence de l’État, qu’il s’agisse de l’héritage sanglant de la « guerre contre la drogue » de Duterte ou des assassinats de militants et de dirigeants communautaires commis sous la surveillance de Marcos lui-même. Malgré les déclarations de réforme de bonne foi, le gouvernement Marcos bénéficie d’un système d’impunité de jure par le biais d’une législation antiterroriste qui viole les procédures régulières, et d’impunité de facto par le biais de campagnes d’étiquetage rouge et de harcèlement armé menées par l’État. Pour être sûr de respecter la justice, le gouvernement doit coopérer sans réserve à l’enquête de la Cour pénale internationale (CPI) afin que les victimes et leurs familles puissent obtenir justice. Le contraire ne ferait qu’aggraver la culture de l’impunité.

L’ICHRP Canada s’oppose fermement à l’accord militaire bilatéral entre le Canada et les Philippines, y compris l’accord sur les forces invitées (VFA). Cet accord intègre effectivement le Canada dans le programme national militarisé des Philippines, les troupes canadiennes s’entraînant aux côtés des forces armées américaines et philippines, toutes deux accusées de violations des droits de l’homme.

La VFA encourage la militarisation des territoires indigènes, des communautés rurales et des zones urbaines pauvres, des communautés qui vivent déjà en état de siège en raison des campagnes de contre-insurrection qui ne respectent pas la distinction entre civils et combattants. Des exercices de simulation de guerre, comme celui de Balikatan en Mai, ont forcé les pêcheurs insulaires à quitter leurs terres et les ont laissés sans nourriture. Ce partenariat militariste est renforcé par des accords économiques et commerciaux qui privilégient les entreprises minières, énergétiques et agricoles canadiennes au détriment de la souveraineté philippine et de la justice environnementale. La collusion entre la libéralisation du commerce et les accords militaires garantit que les projets économiques d’exploitation sont protégés par la menace de la violence armée, et non par le libre consentement démocratique. Le Canada ne peut pas être une partie de principe dans ce conflit tout en bénéficiant économiquement de la contre-insurrection et de la suppression de la dissidence des personnes affectées.

Dans ce contexte, l’ICHRP Canada s’oppose avec vigueur à toute invitation officielle ou accueil diplomatique du Premier ministre canadien Mark Carney à dialoguer avec le fils du dictateur, Marcos Jr, en particulier en l’absence de revendications claires en matière de responsabilité démocratique et de protection des droits de l’homme. De telles invitations blanchissent les abus du régime et rendent le Canada complice de la répression continue du peuple philippin.

Elles représentent également un manquement aux propres engagements du Canada, en particulier aux lignes directrices de Voices at Risk pour la protection des activistes des droits de l’homme.

L’ICHRP Canada se joint à la mobilisation mondiale qui ne cesse de croître alors que les rapporteurs spéciaux de l’ONU continuent de s’alarmer de la criminalisation du travail de défense des droits de l’homme par les Philippines. Leurs conclusions mettent en évidence un grave précédent : la défense des droits de l’homme est assimilée au terrorisme et la responsabilité de l’État est remplacée par la coercition et la surveillance. L’effet paralysant sur l’espace civique est indéniable et la communauté internationale ne doit pas rester silencieuse.

Nous réitérons notre appel aux responsables politiques canadiens, aux organisations de la société civile, aux églises et aux syndicats pour qu’ils soutiennent le peuple philippin dans sa lutte pour une véritable démocratie, une paix juste et la souveraineté nationale. Nous demandons fermement au Canada de mettre fin à sa complicité militaire et économique avec le régime de Marcos Jr. et de défendre les droits de l’homme et le droit humanitaire international.

ICHRP Canada
Coalition internationale pour les droits de l’homme aux Philippines – Section canadienne
28 Juillet 2025